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Autrice, musicienne et comédienne, Marion développe un théâtre où le texte, la voix, le mouvement, la musique et le son deviennent les matériaux d’une même écriture scénique. Comment une voix peut faire surgir une mémoire, comment un geste peut raconter ce que les mots ne peuvent pas dire, comment le son peut transformer la perception d’un espace et d’une relation. Formée à la Tisch School of the Arts de New York University en performance, elle poursuit sa recherche à San Francisco auprès de la chorégraphe américaine Anna Halprin, dont elle découvre le Life Art Process, une approche qui envisage l’art et le mouvement comme des espaces de transformation, d’expérience et de relation. Elle se forme également au théâtre physique inspiré de Jerzy Grotowski auprès de Rena Mirecka. Depuis une dizaine d’années, elle propose des pratiques d’improvisation, d’écoute et de composition instantanée au sein du collectif de danse Life Art Impro. Son parcours se construit à la rencontre de plusieurs disciplines, avec une place centrale accordée à la voix et à la musique. Autrice-compositrice-interprète depuis 2009, elle a travaillé notamment avec Universal, Dim Mak et Warner Music / Elektra, et collaboré avec Ludovico Einaudi, Feder, Imany, Dirtyphonics ou Jain. Elle compose également pour d’autres artistes et signe notamment deux titres du nouvel album de Mylène Farmer, à paraître en 2026. Cette expérience musicale nourrit directement son écriture théâtrale : la musique n’y est pas un accompagnement, mais une matière dramaturgique qui agit sur les corps, les espaces et les récits. Avec Mo Cushle, ma chair, mon sang, elle développe une première recherche scénique autour des récits inscrits dans le corps. La beauté intérieure poursuit ce travail à travers un dialogue entre texte, voix, musique, image et mouvement. Avec Filles de Yémanja, elle poursuit cette recherche vers une écriture théâtrale où le récit intime rencontre une dimension physique, musicale et rituelle. La pièce interroge les transformations du lien — entre deux femmes, entre une mère et son enfant, entre soi et les autres — et cherche une forme de théâtre où le spectateur ne soit pas seulement témoin d’une histoire, mais puisse en éprouver physiquement les passages. La création, interprétée par le danseur Smaïl Kanouté, est co-produite par La Ferme du Buisson – Scène nationale et le Théâtre de la Concorde pour la saison 2027–2028.

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